Lexique
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Alimentation
C'est l'apport d'éléments nutritifs nécessaires à la croissance de l'enfant.
Cette alimentation doit répondre aux besoins de l'enfant en quantité et en qualité.
En quantité par un apport suffisant de calories pour couvrir les besoins d'énergie.
En qualité, par un apport d'éléments nutritifs indispensables à l'élaboration des tissus et à la croissance.
Cette alimentation doit avoir deux qualités :
- être équilibrée.
- être adaptée aux fonctions digestives et rénales de l'enfant.
Pendant les six premiers mois de la vie, c'est le lait maternel qui constitue l'alimentation la plus équilibrée et la plus adaptée au nourrisson et il est capable de couvrir tous ses besoins nutritionnels.
Si la grande majorité des mères optent pour l'allaitement naturel de leur enfant, il en est un certain nombre qui ne peuvent assurer l'allaitement maternel exclusif au delà du premier trimestre soit parce qu'elles doivent reprendre leurs activités professionnelles soit parce que la secrétion lactée devient insuffisante. Il convient dès lors de songer au sevrage de l'enfant dès le quatrième mois (voir sevrage). La diversification de l'alimentation se fait par l'introduction d'un certain nombre d'aliments. A quelques variantes près les pédiatres s'entendent pour des propositions de schémas-guide, reproduit dans le tableau suivant.
| Aliments | Fréquence dans la semaine | Forme d'introduction | Age | Quantités |
|---|---|---|---|---|
| Viandes ou poissons | 3 à 4 fois | Hachée | 5 mois | 1 c. à c. |
| Œufs | 2 fois | jaune œuf entier (coque) | 4 mois 6 mois | 1/2 |
| Foie | 1 fois | Hachée ou en morceaux | 9 mois | 30 grs |
| Légumes | 2 fois par jour | Mixés | 4 mois | 1 à 2 c. à s. |
| Fruit | 2 fois par jour | Mixés | 5 mois | 1 à 2 c. à c. |
| Fromage Pâte de gruyère | 1 fois par jour | Écrasé avec légumes | 5 mois à partir de 8 mois | 10 grs 20 grs |
| Yaourts sucré ou Petit suisse sucré ou Fromage blanc | 1 fois par jour midi ou gouter ou soir | A la cuillère | 5 mois | 1 à 2 30 grs à 50 grs |
Ce tableau n'est évidemment qu'un guide et doit être adapté à votre enfant en fonction de son poids, de son acceptation ou non de tel ou tel aliment.
On peut récapituler ainsi les principes généraux qui doivent guider cette alimentation.
Eviter toute rigidité, en est le principe essentiel aussi bien dans l'introduction d'aliments nouveaux que dans l'utilisation de la cuillère.
Tester la tolérance des aliments nouveaux en les introduisant séparément l'un après l'autre.
Proposer la cuillère à bébé dès le 4ème mois. S'il la refuse, mettre les aliments dans le biberon et sans se décourager revenir à la cuillère à chaque repas. Il est plus judicieux, s'il est réticent à l'usage de la cuillère de lui donner d'abord les fruits ou le petit suisse dont le goût est plus apprécié par l'enfant. On conseille aussi de lui donner à sucer la cuillère pour qu'il s'y habitue et aussi de lui faire prendre au moins un repas en famille, l'imitation jouant un grande rôle dans la motivation de bébé à utiliser la cuillère comme les frères et soeurs et comme papa et maman.
Veiller à l'équilibre nutritionnel (voir repas).
Allaitement maternel
Je pense qu'il est inutile chez nous de vanter les bienfaits et avantages de l'allaitement maternel mais il n'est pas inutile de rappeler les quelques précautions à prendre pour que cet allaitement naturel ne soit pas compromis.
Tout d'abord l'alimentation de la mère qui allaite doit être équilibrée et certaines catégories d'aliments sont nécessaires. Il en est ainsi :
- du lait (environ 1/2 litre) et du fromage pour leur richesse en calcium.
- de la viande, du poisson ou des œufs pour les protéines et les graisses.
- des légumes à volonté en évitant certains légumes qui donnent un goût particulier au lait (oignons, ail, navets, choux-fleur, céleri, concombres).
- des fruits, mais en quantité modérée pour ne pas provoquer l'apparition de selles trop molles et plus nombreuses chez l'enfant.
- et ne pas oublier de boire beaucoup. Environ 2 litres de liquide par jour sont nécessaires, sous forme de lait, de jus de fruit, d'infusion (verveine, tilleul etc.) et d'eau pure bien évidemment. Il ne faut pas oublier bien sûr de proscrire absolument toutes boissons excitantes qu'il s'agisse du café fort, du thé fort ou des boissons alcoolisées. La bière sans alcool est par contre très lactogène.
Malheureusement cette alimentation riche et variée n'est pas toujours à la portée de toutes les bourses particulièrement en ce qui concerne l'apport de protéines (viandes, poissons). Certaines préparations traditionnelles utilisant des légumes (tels que lentilles, petits pois, fèves et pois chiches) et des céréales (couscous, hrira) protéines des pauvres, sont des succédanés acceptables.
A côté d'une alimentation normale mais enrichie, la mère qui allaite doit se défier d'une quelconque ingestion de médicaments sans consultation médicale.
En effet selon leur innocuité ou leur nocivité, les médicaments se rangent dans quatre catégories :
- Ceux qui ne passent pas dans le lait.
- Ceux qui passent dans le lait mais ne provoquent pas d'incidents jusque là signalés.
- Ceux qui passent dans le lait et doivent être prescrits avec grande prudence.
- Ceux pour qui il faut arrêter l'allaitement ou le différer à la fin du traitement.
Un cas particulier est celui des contraceptifs. Si, en règle générale, l'ovulation est bloquée par la prolactine, pendant la période d'allaitement, ceci n'est valable que si l'allaitement maternel est exclusif et que les tétées sont fréquentes et bien des mères ont eu des déconvenues au cours de l'allaitement mixte et on a signalé des cas de grossesse malgré un allaitement complet. La mère doit consulter le médecin qui pourra prescrire soit des pilules mini dosées, soit des progestatifs purs, la pose d'un stérilet n'est, elle, envisagée que plus tard entre trois et six mois selon l'état de la matrice et du col. D'autres contraceptifs (ovules spermicides ou préservatifs masculins) peuvent aussi être utilisés.
Certains inconvénients de l'allaitement qui compromettent son bon déroulement (crevasses du sein, engorgement, infections localisées, distensions douloureuses) tiennent souvent à une mauvaise technique d'allaitement et à la négligence de certaines règles élémentaires dont la mère doit être informée (voir engorgement, crevasses).
Biberon
Qui dit utilisation du biberon dit nécessité d'une hygiène stricte surtout au cours des six premiers mois, tant que l'enfant n'a pas eu sa couverture vaccinale. Pour cela toutes les manipulations du biberon doivent se faire avec beaucoup d'hygiène et donc commencer par se laver soigneusement les mains avant de préparer le biberon. Il faut aussi utiliser des biberons en verre, faciles à stériliser et disposer de plusieurs tétines, en l'absence de tétines à vitesse réglable, des tétines finement percées et des tétines à débit plus rapide.
Biberons et tétines doivent être stérilisés. On peut pour cela utiliser un stérilisateur ou tout simplement une grande marmite dans laquelle on met les biberons et les tétines ; l'eau doit les recouvrir, on ajoute quelques gouttes de vinaigre et on laisse bouillir pendant 20 à 30 minutes.
Pour la préparation du biberon, on utilise du lait en poudre pour nourrisson à raison d'une mesure de poudre pour 30 ml d'eau. Utiliser de préférence de l'eau minérale, sinon de l'eau du robinet préalablement bouillie. Puis agiter le biberon pour bien délayer la poudre de lait.
Avant de donner le biberon, contrôler sa température en versant quelques gouttes sur le dos de la main.
Le biberon est utile même quand on allaite au sein car on peut être amené à l'utiliser soit pour le lait qu'on a tiré en cas de tension douloureuse des seins soit pour donner de l'eau au bébé surtout pendant les grandes chaleurs ou pendant un voyage.
Bouillie
La bouillie est faite d'un mélange de farine (voir ce terme) et de lait. Elle peut être introduite dans l'alimentation du bébé à partir du 3ème mois d'abord sous forme de bouillie fluide (1 à 2 c de farine dans le biberon) puis plus épaisse. Elle est conseillée chez nous surtout pour le sevrage qui provoque souvent une perte de poids par diminution de l'apport calorique, les bouillies étant riches en glucides, éléments fortement énergétiques.
Coliques
Comme nous l'avons vu, il arrive que le bébé continue à crier même s'il a été convenablement allaité, nettoyé, langé.
Rien de ce que font les parents ne semble faire cesser ses cris ; Ceci se passe souvent dans les premiers mois de la vie. Ne trouvant aucune cause apparente et comme le transit intestinal n'est pas perturbé et que les selles demeurent de consistance et de couleur normale, on parle de coliques physiologiques, ce qui ne veut rien dire sauf que ce n'est pas pathologique ! D'ailleurs dès le 4ème mois ces coliques disparaissent tout aussi physiologiquement, avec ou sans remède. Cependant de nombreuses recettes que les mères se passent de l'une à l'autre, sont préconisées : tisane de cumin, eau de fleur d'oranger, massage à l'huile d'olive etc. Dans son livre, le Dr. Spock conseillait un peu de lait concentré à donner à la petite cuillère... Je pense que tous ces remèdes ont surtout un effet placebo. Si l'autorité qui les a conseillé est digne de confiance, la maman y croit, ça la rassure, la détend entraînant du même coup l'apaisement du bébé. J'ai utilisé personnellement la tisane de cumin pour l'aîné de mes enfants, les autres n'ont pas eu de colique, mais j'avoue ne pas croire à l'existence de ces coliques. Je suis davantage portée à croire les explications qui mettent ces cris en rapport avec la communication mère-enfant. En effet leur disparition à la fin du premier trimestre coïncide avec le moment où le bébé commence à être capable d'identifier sa mère. Si vous êtes agitée, nerveuse, anxieuse, vous transmettez à votre bébé cet état d'agitation et il y répond avec la seule arme qu'il a, les cris, pour réclamer qu'on le protège de tous ces signaux inquiétants. Mais ces cris ne font qu'augmenter l'anxiété de la mère, ce qui fait pleurer bébé de plus belle.
C'est pour cela que la croyance à l'efficacité d'un remède quelconque calme la mère qui par son comportement soignant, interrompt la spirale anxieuse et apaise l'enfant.
De même, à partir de 4 mois, l'image de la mère protectrice est suffisamment imprimée chez le bébé pour que des signaux émis par la mère, même s'il lui arrive d'être nerveuse, anxieuse, ne sont pas trop alarmants pour lui. Au delà de ces signaux, il reconnaît par toute une série de signes qu'il a intégré, l'image protectrice de la mère pour pouvoir attirer son attention sur son malaise. Le bébé agite bras et jambes, il esquisse une moue qui hésite entre les pleurs et le sourire et les liens entre mère et enfant sont suffisamment étroits pour que la mère perçoive cet appel ce qui la calme automatiquement. On a surtout peur de l'incompréhensible, de l'inconnu et au fur et à mesure que cette communication préverbale se renforce, disparaissent les pleurs inexplicables et les coliques avec.
Constipation
C'est l'évacuation difficile des selles qui deviennent moins abondantes, moins fréquentes et plus dures qu'habituellement. Elles sont la conséquence du ralentissement du transit intestinal, le plus souvent elles sont passagères et sans gravité, elles constituent cependant un symptôme qu'il ne faut pas négliger et dont il faut chercher la cause.
Celle-ci peut être d'ordre psychologique : contrariété, stress. Se retenir est toujours un signe d'insécurité (retenir son souffle, retenir ses larmes etc.). Insécurité provoquée par un changement de cadre de vie, placement en nourrice, départ d'un parent auquel l'enfant était attaché, naissance d'un autre enfant etc.
Elle peut être due à des erreurs de régime dont la correction fait disparaître la constipation. Celle-ci est très rare chez l'enfant au sein. Si elle survient en cours d'allaitement maternel, c'est le plus souvent un signe d'insuffisance de la lactation maternelle et doit être corrigée par un apport supplémentaire de un ou deux biberons par jour avant que s'installe la dénutrition avec une peau molle et flasque et l'aplatissement de la courbe pondérale.
Si l'enfant est constipé malgré une lactation suffisante il faut vérifier le régime de la maman. Peut-être ne mangez-vous pas suffisamment de fruits et légumes, il faut alors rectifier ces erreurs de régime tout en donnant à l'enfant une cuillère à café de miel pur ou de jus de fruit avant chaque tétée.
Mais le plus souvent c'est au cours de l'allaitement artificiel qu'on observe des constipations.
Il faut d'abord vous assurer que vous respectez bien la proportion d'eau nécessaire et que le lait n'est donc pas trop concentré ou l'inverse, lait trop dilué ce qui peut entraîner une sous-alimentation.
Ensuite si vous donnez des farines, peut-être sera t-il utile d'introduire légumes et fruits et restreindre les farines. Tout dépend de l'âge du bébé, s'il est plus grand et reçoit une alimentation diversifiée il faut limiter la quantité des aliments qui ralentissent le transit : le riz, les pâtes, le pain et diminuer la consommation de sucre.
Quoiqu'il en soit il faut toujours donner des jus de fruit et de l'eau en quantité suffisante.
Si la constipation persiste malgré les différentes corrections apportées il faut consulter un pédiatre.
Cordon ombilical
On a vu qu'au terme de la période de gestation qui dure environ deux cent soixante six jours, l'utérus commence à être le siège de contractions rythmiques qui deviennent de plus en plus puissantes. C'est le travail. La membrane amniotique qui entoure le fœtus se déchire et le liquide dans lequel flottait le bébé s'écoule, c'est la perte des eaux, les contractions s'accélèrent jusqu'à l'expulsion de l'enfant hors de la matrice, tout en restant encore relié au placenta par le cordon ombilical. L'expulsion du placenta ne survient qu'après. Certains obstétriciens préconisent de ne couper le cordon ombilical qu'après l'expulsion du placenta pour faire bénéficier l'enfant le plus possible de tout le flux sanguin placentaire mais généralement le cordon est noué et coupé dès que l'enfant est sorti du canal vaginal.
Le tronçon du cordon ombilical encore attaché au ventre de l'enfant va se dessécher peu à peu et tomber quelques jours après la naissance. Il est recommandé d'éviter toute infection en faisant un pansement avec une compresse stérile imbibée d'antiséptique. Ces soins durent en général une semaine et le nombril est alors propre et sec. S'il continue à suinter encore, il faut prolonger les soins quelques jours de plus.
Couches
L'astreinte que représente pour la mère l'entretien des langes, (les laver plusieurs fois par jour, les sécher) a été supprimée par l'invention des couches jetables qui facilitent considérablement les soins de propreté du bébé.
A cet égard, certaines mères hésitent encore à les utiliser dans les deux premiers mois. Il ne s'agit là, à mon avis, que d'un préjugé dénué de tout fondement scientifique, un tissu en éponge ou en toile n'étant pas plus adapté aux fesses du bébé qu'une couche jetable. Je crois que les femmes devraient utiliser sans complexe tous les avantages qu'offre le progrès technique, leur valeur de mère ne se mesurant pas aux sacrifices qu'elles consentent et ne pas oublier que les sacrifices, on les fait toujours payer d'une façon ou d'une autre à ceux qui en bénéficient ne fût-ce que par l'état d'épuisement, de mauvaise humeur et de manque de disponibilité...
Courbe de poids et de taille
La croissance régulière de l'enfant est un indicateur essentiel de sa bonne santé.
Les courbes de taille, de poids et de périmètre crânien permettent de surveiller la croissance de bébé.
Un suivi régulier en PMI ou chez un médecin de famille vous permettra de faire étudier ces courbes mais vous pouvez également les établir vous-même selon le modèle ci-contre. Sur ces courbes les zones hachurées correspondent à deux écarts-type de part et d'autre de la moyenne.
En plus, en dehors de la qualité et de la quantité de l'alimentation et de l'hygiène de vie, des facteurs génétiques interviennent également pour ce qui est de la taille. Pour l'apprécier il faut donc tenir compte de votre taille à vous, parents.
Il faut se souvenir que si la prise de poids est régulière elle est néanmoins dégressive.
Tout d'abord bébé perd du poids juste après la naissance et ce n'est qu'au bout de 4 à 6 jours qu'il reprend son poids de naissance. Ainsi, quand on fête son septième jour, bébé entame sa croissance et il va prendre environ 24 g par jour pendant le premier mois, 20 g par jour le deuxième mois, 15 g par jour le troisième mois, 10 g par jour le quatrième mois. A cinq mois, bébé aura doublé son poids. S'il pesait 3 kg à la naissance, il en pèsera 6 à cinq mois et 9 kg à 1 an, il aura triplé son poids de naissance et il le quadruple à 2 ans, c'est à dire 12 kg.
Quand à la taille, elle aussi augmente plus rapidement les six premiers mois. A 1 an, l'enfant aura grandi de 24 cm ; il aura pris ainsi en moyenne 2 cm par mois. Au cours de la deuxième année il prendra 1 cm par mois. Ainsi la taille, qui était en moyenne de 50 cm à la naissance, sera de 74 cm à 1 an et de 85 cm à l'âge de 2 ans.
Le périmètre crânien, qui est de 32 cm à 37 cm à la naissance, sera de 44 à 50 cm à 18 mois. Seule la courbe peut donner une appréciation objective et il faut se méfier des impressions toutes subjectives de petite tête ou de grosse tête, ces impressions sont souvent données plus par la répartition de la chevelure, la forme du front que par la réalité du crâne lui-même.
Courbe de poids
Pour ce qui est de la courbe pondérale, s'il faut une surveillance régulière de la prise de poids, il ne faut pas pour autant se transformer en maniaque de la pesée. Un enfant bien portant n'a aucunement besoin d'être pesé tous les jours. Je vous conseille une pesée à la fin de la première semaine pour apprécier la reprise du poids de naissance et une pesée mensuelle.
Tableau N° 2 : Courbe de poids et taille
Légende indicative : La courbe de poids doit progresser régulièrement dans le couloir de croissance normal. Toute cassure ou stagnation nécessite une consultation médicale.
Crevasses
Les crevasses de seins sont particulièrement douloureuses et peuvent compromettre l'allaitement maternel. On préconise des soins préventifs dès la fin de la grossesse par application sur les mamelons d'alcool glycériné dans le but de renforcer les téguments.
Après la naissance donner le sein très précocement et très fréquemment pour améliorer la montée laiteuse et éviter la tension des seins.
Nettoyer les seins après chaque tétée et les laisser sécher avant de remettre l'habit. Le faire également chaque fois qu'il y a écoulement de lait entre les tétées ce qui arrive quand la lactation dépasse les besoins de l'enfant.
Dentition
La poussée dentaire débute vers six mois, mais elle peut être plus tardive, vers huit mois par l'apparition des incisives médianes inférieures et supérieures. C'est la période où l'enfant est quelque peu perturbé, grognon, irritable, car il se trouve dans une situation déroutante. Jusqu'à ce moment là tous les désagréments des situations où il se trouvait : faim, malaise, besoin de sucer etc. disparaissaient par l'intervention de la mère qui les apaisait et ils étaient suivis de satisfaction. Mais là, l'irritation des gencives par la dent qui perce va entraîner le besoin de mordre et non seulement la mère ne le laisse pas la mordre mais elle réagit le plus souvent de façon brusque, ce qui est naturel pour la maman mais inhabituel pour le bébé qui n'y comprend rien. C'est le début du nécessaire apprentissage de la frustration et des limites qu'impose la réalité extérieure mais il est quand même utile de donner à l'enfant l'occasion de mordre. A cet effet les femmes de chez nous donnent souvent au bébé un os de poulet pour sa forme et sa consistance, d'autres habitudes telle que frotter les gencives avec un morceau de sucre, sont par contre plus agressives.
Après les incisives médianes, ce sont les incisives latérales qui apparaissent vers l'âge de 12 mois et ce n'est que vers 18 mois qu'apparaissent les premières molaires. Les canines elles, sont plus tardives et ne percent pas avant l'âge de deux ans.
Jusqu'à cet âge le nombre de dents de bébé est égal à son âge (en mois), moins l'âge d'apparition de la première dent ; ex : à 18 mois 18 - 6 = 12 dents.
C'est déjà une bonne petite dentition et les dentistes conseillent de commencer, dès cet âge, à apprendre à bébé l'usage de la brosse à dents. Cet apprentissage se fait aisément car à cet âge l'enfant adore faire comme les grands.
Pour la prévention de la carie dentaire on conseille également d'adjoindre du fluor à l'alimentation. La dose conseillée est de 0,5 mg par jour pendant les 3 ou 4 premiers mois, de 1 mg par jour ensuite sous forme de fluorure de sodium qui existe en préparation pharmaceutiques sous forme de comprimés (Crinex. Zyma).
Dépistage
Dépister veut dire retrouver une piste cachée. Ce dépistage est utile pour certaines maladies ou déficiences qui peuvent évoluer à bas bruit et n'apparaître que tardivement, et malheureusement trop tard pour corriger les dégâts occasionnés dans le développement.
De grands efforts dans la recherche médicale de ces deux dernières décennies ont porté précisément sur les moyens de dépistage précoce de certaines affections aux conséquences redoutables qui peuvent être ainsi dépistées et prévenues.
Malheureusement, le dépistage systématique nécessite une organisation sanitaire de la protection de l'enfant, niveau que notre pays n'a pas encore atteint. C'est le cas du dépistage de la phénylcétonurie et de l'hypothyroïdie qui se font par des tests sanguins au cours de la première semaine.
Mais d'autres affections qui ne nécessitent pas de techniques spécialisées mais n'ont besoin que d'un examen clinique soigneux peuvent être recherchées au cours de l'examen de fin de la première semaine qui à mon avis devrait être rendu obligatoire et donner lieu à un certificat de santé.
Cet examen néonatal de fin de première semaine se propose de rechercher certains symptômes :
- cri faible
- dyspnée
- cyanose
- souffle cardiaque
- hépatomégalie
- splénomégalie
- hernie
de même que la luxation de la hanche, l'état oculaire et les réactions aux stimuli sonores.
S'il n'est pas fait à cet âge il convient absolument de le faire par votre pédiatre dans le courant du premier trimestre.
Déshydratation
C'est la perte en eau, en sel et en potassium. La déshydratation aiguë du nourrisson qu'on appelle parfois toxicose est une affection grave et une des causes fréquentes de mortalité infantile.
Elle est la conséquence des diarrhées aiguës, très fréquentes. (voir diarrhée) et aussi des vomissements.
Devant toute diarrhée qu'elle que soit la cause supputée et devant tout vomissement, le premier geste que doit faire la maman est de compenser les pertes en eau, en sel et en potassium pour éviter la déshydratation. Pour cela il faut donner des liquides sous forme d'eau sucrée, de bouillon salé, de thé léger ou de tisane sucrée, de jus de fruit, à la demande de l'enfant et en quantité suffisante, (c'est à dire au minimum un demi-litre de liquide pour un enfant de 5 kg).
Il faut amener aussi du potassium et l'ennui est que ce sel minéral est habituellement apporté par les légumes et les fruits qu'on restreint en cas de diarrhée. Les légumes et les fruits conseillés pour la diarrhée sont les carottes, les bananes et les pommes à donner en compote, on peut donner aussi de la gelée de coing.
Développement psycho-moteur
La surveillance du développement psycho-moteur fait partie de la surveillance générale du nourrisson et se fait par des visites régulières à la PMI où le pédiatre ne manquera pas de se guider sur les différents repères du développement. Ceci dit, vous êtes la plus proche de votre enfant et vous êtes la personne la plus attentive à son développement, aussi tout en évitant de vous alarmer à propos de tout ou de rien n'hésitez pas à consulter si l'enfant accuse un retard de développement, pour permettre un diagnostic précoce et surtout une rééducation précoce car comme je l'ai souligné tout le long du livre, les apports du milieu ont une grande importance et de nombreux handicaps peuvent être corrigés ou tout au moins grandement atténués ; ainsi en est-il des déficits sensoriels (enfants mal-entendants, ou mal-voyants) qu'il est utile de diagnostiquer le plus rapidement possible de même que les déficits moteurs et mentaux.
De plus, je suis convaincue que l'absence d'informations augmente l'anxiété et qu'au contraire, plus on a de connaissances sur un phénomène plus on est armé pour l'assumer donc plus serein car plus responsable des évènements.
Je vais donc vous donner les différents repères du développement psycho-moteur et vous pouvez vous amuser à faire vous même l'examen de votre enfant, il suffit de suivre le tableau en recherchant les différentes acquisitions de l'enfant et ses compétences à tel ou tel âge.
Vous pouvez faire cet examen à 4 mois, (l'âge de l'examen systématique du développement psycho-moteur) et rechercher ce que votre enfant réussit à cet âge, il peut en réussir trois ou quatre ou davantage, ce sont les acquisitions du deuxième trimestre et l'essentiel est qu'il les réussisse à 6 mois. De même y a-t-il des acquisitions du troisième trimestre etc.
Tableau n° 3 : Développement psycho-moteur (3 à 9 mois)
| AGE DE L'ENFANT | CE QUE L'ENFANT SAIT FAIRE |
|---|---|
| DEUXIEME TRIMESTRE De 3 mois à 6 mois |
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| TROISIEME TRIMESTRE du 7ème mois au 9ème mois |
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Tableau n° 3 bis : Développement psycho-moteur (10 à 18 mois)
| AGE DE L'ENFANT | CE QUE L'ENFANT PEUT FAIRE |
|---|---|
| QUATRIEME TRIMESTRE du 10ème mois au 12ème mois |
|
| TROISIEME SEMESTRE du 13ème mois au 18ème mois |
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Diarrhées
La diarrhée est le plus fréquent des troubles digestifs du nourrisson. Elles sont dues à des raisons digestives : infections, erreurs de régime, intolérances alimentaires mais elles peuvent également être d'origine extra-digestive : otite, infection urinaire, etc.
La diarrhée du nourrisson est un symptôme grave du fait des risques de déshydratation. Si elle est abondante et s'accompagne de vomissements, il faut immédiatement consulter un médecin. Même si elle paraît bénigne, il faut surveiller la fréquence des selles et leur aspect.
Les pédiatres sont contre la diète stricte (restriction alimentaire absolue) qui était préconisée autrefois car un apport calorique minimal doit être maintenu pour préserver à l'organisme ses défenses et apporter les éléments nécessaires à la reconstitution de la muqueuse intestinale dont je vous ai dit l'importance.
Ce qu'il faut savoir également c'est que, quoiqu'on fasse tous les régimes antidiarrhétiques sont hypocaloriques (ils n'apportent pas la quantité de calories nécessaires à la croissance de bébé) et pour cela ils doivent être transitoires et ne pas être poursuivis trop longtemps.
Emmailloter
Si la femme est dotée par la nature de possibilités de faire face aux besoins alimentaires de son petit, par l'allaitement au sein, elle a par contre été obligée d'inventer des moyens artificiels pour le protéger du froid et limiter les inconvénients de l'absence de contrôle sphinctérien durant la première enfance. Chaque société a du faire face avec beaucoup d'ingéniosité à ce besoin, par des techniques d'emmaillotage qui varient d'une culture à l'autre et qui sont dictées par les conditions climatiques et par les conditions sociales en particulier les mesures de sécurité et le type de travail de la femme. Ainsi notre manière traditionnelle de porter le bébé à califourchon sur le dos, attaché à la taille par une bande de tissu, permet-il à la femme (en libérant les mains et la possibilité de se baisser) de continuer à vaquer à un certain nombre de tâches nécessitant le déplacement hors du foyer : ramassage du bois, travaux de jardinage, de cueillette etc.
Ainsi en est-il de l'emmaillotage traditionnel qui répond lui aussi à un certain nombre de besoins. Même si ces conditions ont, en grande partie, changé, cette technique reste largement répandue chez nous et absolument rien ne prouve qu'elle soit plus mauvaise que les techniques qui viennent d'ailleurs, même si elles sont dites modernes.
Vous pouvez donc si vous le voulez continuer à emmailloter votre bébé comme le faisait votre mère en bénéficiant ainsi de tout son savoir-faire.
Engorgement mammaire
C'est l'enflure et le durcissement des seins provoqués par l'accumulation du lait dans les canaux.
Il est plus fréquent qu'on ne le croit, surtout lors de la première lactation et il peut compromettre le déroulement normal de l'allaitement par ses conséquences.
Cet incident est souvent provoqué par une mise au sein tardive et par une tétée inefficace par mauvaise prise du mamelon par le bébé.
En effet si le lait maternel est parfaitement adapté aux besoins de l'enfant on ne peut pas en dire autant des seins, ce qui a fait dire à certains éthologistes que dans l'évolution néoténique de l'espèce, les seins sont devenus plus un attribut sexuel qu'un attribut maternel.
Mais quelle que soit la justesse de cette impertinente remarque, la femme est bien obligée de s'accommoder de ses seins pour nourrir son bébé ! Certes, elle n'a pas comme les autres mammifères des mamelles allongées avec des bouts nettement saillants que les petits tirent aisément, ses seins ont une forme arrondie avec des bouts parfois très courts qui font que le mamelon ne fait pas suffisamment saillie dans la bouche et les lèvres du bébé peuvent se refermer seulement sur le bouton ce qui ne permet pas une tétée efficace ; mais la plupart des mères réussissent à prévenir l'engorgement mammaire et mener à bien l'allaitement en respectant un certain nombre de règles conseillées par les aînées qu'on peut rappeler ici :
- la première tétée doit être très précoce, dès le premier jour pour faire bénéficier le bébé du colostrum et faciliter une montée laiteuse progressive.
- la mise au sein doit être fréquente pendant la première semaine pour bien mettre en jeu le réflexe stimulus (succion) - réaction (écoulement du lait).
- la mère doit faciliter les premières succions du bébé en comprimant avec douceur les aréoles.
- elle doit commencer chaque tétée par un sein différent, une fois le sein droit une fois le sein gauche.
- donner si possible les deux seins à chaque tétée mais ne passer au sein suivant que si le premier a été entièrement vidé et ne pas s'inquiéter si bébé n'arrive pas à vider le deuxième.
- s'assurer que la prise du mamelon est correcte : pour cela il faut que non seulement le bout de sein mais aussi que toute l'aréole soit introduite dans la bouche de bébé de façon que la partie antérieure du mamelon soit en contact avec le palais et la face supérieure de la langue. C'est ce stimulus qui déclenchera les réactions de la mâchoire, de la lèvre et de la joue indispensables à une bonne tétée.
- si le sein est trop gonflé par la montée laiteuse, que les bouts de sein sont peu apparents, que vous n'arrivez pas à détendre les aréoles, ne pas hésiter à utiliser un tire-lait. En tirant un peu de lait, on détend le mamelon et on aspire le bout qui deviendra plus saillant ce qui facilitera la prise au bébé.
- après la tétée, laver les seins à l'eau, attendre qu'ils soient secs pour s'habiller.
- entre les tétées, protéger les bouts par une gaze stérile. Si vous avez un écoulement de lait avant la tétée suivante, laver le sein de nouveau, le sécher et changer la gaze pour prévenir toute irritation.
Si malgré ces précautions vous continuez à avoir une tension douloureuse et des seins qui se durcissent il faut consulter le médecin.
Langes
Si pour des raisons économiques vous n'avez pas le moyen d'utiliser des couches jetables, il vous faudra recourir aux langes.
Il faudra veiller à leur qualité (n'utiliser que des langes en coton) et à leur entretien. Pour éviter d'utiliser les détergents trop corrosifs (isis, teldj, eau de javel...) il est recommandé d'avoir une bassine toujours prête à cet effet. Dès que bébé est changé il est utile de rincer les langes pour les débarrasser des matières fécales et les mettre à tremper dans la bassine avec des lamelles de savon...
Note : Le texte original s'arrête ici dans le document fourni.
Langes
Si pour des raisons économiques vous n'avez pas le moyen d'utiliser des couches jetables, il vous faudra recourir aux langes.
Il faudra veiller à leur qualité (n'utiliser que des langes en coton) et à leur entretien. Pour éviter d'utiliser les détergents trop corrosifs (isis, teldj, eau de javel...) il est recommandé d'avoir une bassine toujours prête à cet effet. Dès que bébé est changé il est utile de rincer les langes pour les débarrasser des matières fécales et les mettre à tremper dans la bassine avec des lamelles de savon de Marseille ; par beau temps laisser cette bassine en plein soleil, le lavage en sera plus facile quand vous aurez un moment de libre, après lavage les rincer abondamment. Si vous n'êtes pas trop débordée ou que vous bénéficiez de l'aide d'une autre personne, vous pouvez les repasser ce qui est la meilleure façon de les assouplir, les langes seront plus doux pour la peau de bébé.
Repas
Le repas doit être équilibré et couvrir les besoins quantitatifs et qualitatifs de l'enfant. Il doit être aussi un moment de plaisir et d'échange mère-enfant.
Le repas a une valeur nutritive mais aussi une valeur sociale aussi est-il nécessaire d'amener l'enfant à s'adapter spontanément aux habitudes alimentaires de la famille à partir de l'âge de 1 an. Déjà quelques mois auparavant vous lui avez permis de partager au moins un repas en famille en le mettant à table avec vous tous devant une assiette avec légumes et viande coupés en petit morceaux ce qui aura aussi l'avantage de l'habituer à mâcher et à manger seul.
Rot
Au cours de la tétée l'enfant avale en même temps que le lait, de l'air aussi son estomac va t-il se trouver distendu et sera t-il nécessaire de l'aider à expulser cet air à la fin du repas en le faisant roter.
Pour cela on soulève bébé et le tient un moment à la verticale. Parfois ce simple geste fait venir le rot, parfois il faut attendre un peu et même tapoter légèrement le dos de bébé pour faciliter le rot.
Il arrive même, surtout si bébé a tété goulûment et rapidement pendant les premières minutes de lui faire faire un rot au milieu de la tétée et un autre à la fin.
Faire faire son rot à bébé fait partie de la routine de la tétée dont il marque la fin. Toutes les mamans le savent et ceci d'autant que dans notre culture le rot qui ponctue la fin du repas reste de bon aloi même chez les adultes, le Hamdu lillab qui l'accompagne est l'occasion de rendre grâce à Dieu d'être rassasié.
Sevrage
Sevrer un enfant consiste à remplacer l'allaitement maternel par l'allaitement artificiel.
Le sevrage doit être progressif pour des raisons psychologiques et physiologiques.
Le mieux est de faire un allaitement maternel exclusif pendant le premier trimestre de la vie et de commencer le sevrage le quatrième mois en remplaçant d'abord une tétée par un lait artificiel de préférence un lait maternisé à raison d'un biberon de 160 à 170 g.
C'est l'âge où on peut tenter le passage à 5 repas par jour et où on diversifie l'alimentation par l'introduction des légumes et des fruits. C'est aussi l'âge où on commence à habituer l'enfant à l'usage de la cuillère. On peut proposer un menu type.
Matin : une tétée.
Fin de matinée : un biberon de lait (160 à 170 g) avec 2 cuillères à soupe de légumes et un dessert de fruits donné à la cuillère.
Début d'après-midi : une tétée.
Fin d'après-midi : un repas semblable à celui du déjeuner.
Soir : une tétée.
Le cinquième mois on peut remplacer la deuxième tétée par un biberon et ne maintenir que deux tétées, une au réveil et une au coucher. C'est aussi l'âge où on peut tenter de passer à quatre repas.
Dès le sixième mois, on supprimera la tétée du matin en la remplaçant par un biberon ne gardant que la tétée du soir avant le coucher. Dans la journée l'enfant prendra :
Matin : un biberon de lait ou une bouillie au lait épaisse.
Déjeuner - midi :
— une purée de légumes avec une noix de beurre (ou une cuillère à café d'huile d'olives ou de tournesol).
— une cuillère à soupe de viande ou de poisson ou un jaune d'oeuf.
— un yaourt sucré ou petit suisse.
— un dessert de fruit de saison bien mûr ou fruit poché écrasé et sucré ou une compote de fruits.
Goûter :
— vers 16 h. : un biberon de lait
Souper :
— un potage de légumes et un dessert.
En général dès qu'on passe à une seule tétée par jour la lactation se tarit d'elle même sans qu'on ait besoin de prendre un traitement pour interrompre la montée laiteuse ;
De toute façon à la fin du sixième mois, l'enfant doit bénéficier d'une alimentation diversifiée selon le type de menus proposés même si la mère désire maintenir une à deux tétées encore quelques mois en respectant les principes d'une alimentation équilibrée (voir alimentation).
Tétée
J'ai suffisamment insisté là dessus pour n'avoir pas à y revenir. Pour le bon déroulement de la tétée voir (engorgement mammaire).
Vaccinations
L'immaturité physiologique du nourrisson réside dans l'absence de riposte immunitaire adaptée aux agressions infectieuses. Pour cette raison, il faut limiter au maximum les occasions d'infection, en premier lieu par des règles d'hygiène et en particulier la stérilisation des biberons.
C'est pour cette raison aussi que l'allaitement maternel est particulièrement recommandé. En effet, dans le lait maternel existe des protéines spécialisées dans la lutte contre les infections (immunoglobulines) et d'autres moyens de défense spécifiques du lait maternel (macrophages, lysozyme).
Malgré cela bébé n'est pas à l'abri de certains germes et particulièrement des virus, aussi dès que sa maturation physiologique lui permet de fabriquer ses propres défenses (anti-corps) faut-il l'aider à cela par la vaccination grâce à laquelle un certain nombre de maladies qui provoquaient la mort du nourrisson ou laissaient des séquelles handicapantes peuvent maintenant être prévenues.
| MALADIES | VACCINS |
|---|---|
| Coqueluche | D.T. coq + anti-polio ou Tétracoa (4 vaccins associés) |
| Diphtérie | |
| Tétanos | |
| Poliomyélite | |
| Rougeole | Anti-rougeoleux |
| Tuberculose | B.C.G. |
| Rubéole | Anti-rubéole |
Le tableau de vaccinations varie quelque peu d'un pays à l'autre pour des raisons épidémiologiques.
- C'est ainsi qu'on ne fait plus de vaccin antivariolique depuis que la variole a été éradiquée dans le monde.
- Certains pays développés n'ont pas inscrit la rougeole comme maladie donnant lieu à vaccination obligatoire mais elle est seulement conseillée. Chez nous cette maladie reste une des causes fréquentes de mortalité infantile, elle demeure donc une vaccination systématique.
- La vaccination antirubéolique conseillée chez la fillette et largement pratiquée dans les pays développés, n'est pas faite chez nous parce qu'il s'agit d'une maladie bénigne et très répandue ce qui fait qu'à l'âge de la fécondité la majorité des femmes l'ont eue dans l'enfance et ont donc développé une immunité. Il est fortement conseillé de mettre les fillettes en contact des rubéoleux pour leur faire acquérir cette immunité. En effet si une femme enceinte, non immunisée, contracte la rubéole, l'embryon est exposé à des risques de malformations parfois graves.
- La vaccination anti-tuberculeuse est faite très tôt chez nous, la première semaine de la vie, parce que les risques d’infection demeurent importants.
- Quant à la couverture vaccinale des quatre maladies infantiles graves (diphtérie -tétanos - coqueluche et poliomyélite) leur administration systématique est codifiée de façon identique dans la majorité des pays.
Le tableau chronologique de vaccinations est le suivant :
| VACCINATIONS | AGE |
|---|---|
| B.C.G. | 1ère semaine ou au moins 1er mois |
| Tétracoa ou D.T. Coq Polio | Première dose : 3 mois |
| Deuxième dose : 4 mois | |
| Troisième dose : 5 mois | |
| Anti-rougcoleux | 9 mois |
| DT Coq Polio Rappel | 17 mois (un an après la 3ème dose) |
Ainsi, à 18 mois l’enfant est-il protégé contre les maladies les plus graves à l’âge précisément où grâce à l’acquisition de la marche et du début du langage il peut augmenter son champ d’investigation et de socialisation nécessaires au développement de son intelligence.
A côté de ces vaccinations proprement dites, il faut ajouter l’apport quotidien de vitamine D pour prévenir le rachitisme. Cet apport est indispensable et a la même valeur qu’une vaccination (voir vitamines).
Vitamines
Les vitamines font partie des besoins alimentaires de l'organisme. Elles existent dans un certain nombre d'aliments mais pas toujours en quantité suffisante aussi est il parfois nécessaire d'apporter un supplément en donnant directement les vitamines.
Il en est ainsi de la vitamine D qui existe dans l'oeuf, le foie et le beurre et non dans le lait, aliment exclusif du nourrisson les premiers mois.
Cette vitamine n'existe pas non plus dans le lait maternel. Elle est synthétisée par la peau au contact du soleil (rayons ultra-violets). Cette vitamine est indispensable à la fixation du calcium sur les os. Les besoins en vitamine D sont de 1.200 à 1.600 Unités Internationales par jour donc la seule façon de couvrir ces besoins est de donner la ration quotidienne sous forme de gouttes de stérogyl dans une cuillerée à café d'eau pure ou légèrement sucrée donnée directement à l'enfant. Il est conseillé de ne pas la mélanger au biberon de lait. D'autre part pour ne pas l'oublier il faut choisir un repas dans la journée où on la donne systématiquement pour que ce soit une habitude. Il faut la donner très précocement dès le premier mois et poursuivre pendant au moins un an même davantage jusqu'à l'âge de deux ans.
Il existe des modes d'administration de forme retard par injection IM à faire une fois par trimestre.
Une autre vitamine également indispensable, c'est la vitamine C. En cas d'allaitement artificiel il faut s'assurer que le lait de bébé que vous avez choisi est enrichi en vitamine C, sinon il faudra donner quotidiennement quelques cuillerées à café de jus d'orange ou de pamplemousse sucré ou d'autres jus de fruits en dehors de la saison des agrumes.
Le tableau suivant vous donne les besoins en vitamines et les aliments qui les contiennent
| VITAMINES | QUANTITES PAR JOUR | ALIMENTS |
|---|---|---|
| A | 1 500 u.i | Lait pour nourrissons, oeufs, beurre, abats |
| D | 1 200 à 1 600 u.i | Oeuf, foie, beurre |
| E | 5 u.i | Laits pour nourrissons, huiles végétales. |
| C | 30 à 40 mg | Agrumes (citron, orange, pamplemousse, légumes et fruits frais) |
| B | 2 µg | Lait et fromages, viandes, poissons, oeufs, abats |
Ainsi, en dehors de la vitamine D et de la vitamine C les autres besoins en vitamines sont minimes et couverts par l'alimentation normale.
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